sprechgesang

Se taire, 2002

lundi 12 août 2002, par Erwan Tanguy

Voir en ligne : lien vers Ateliers 415

Se taire, 2002
Se Taire

Thésée, comme survivant, reconvoque les siens au théâtre pour tenter de saisir quelque chose de sa propre histoire.


Extrait de la pièce

Peut-être un clown ou Thésée lui-même

J’arme selon des règles qui n’existent plus qui n’ont jamais existé puisqu’il n’en reste plus les traces. J’honore mon adversaire de dignité et de respect qu’importe qu’il ne m’en porte guère, jusqu’ici la justice a toujours soutenu mon parti et la mort accueilli mon ennemi

Aujourd’hui ces duels n’ont plus d’armes que la parole et le temps. Ma mémoire et ma langue sont des armes fragiles, je ne trouve pas toujours la bonne prise, la bonne passe pour toucher. Et chaque combat perdu malgré les blessures me laisse en vie contaminé de l’intérieur. Ces blessures invisibles m’affaiblissent sans cesse ne pouvant cicatriser, chaque coup porte en lui toutes les conséquences de ma défaite – toute l’architecture de mes défaites.

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